Le lagom : trouver ton juste équilibre 🌿
Coucou toi,
Comment vas-tu aujourd’hui ? Vraiment, comment tu te sens ?
Je te pose cette question parce que moi, ces derniers temps, je me sens tiraillée. Tu connais cette sensation d’être constamment écartelée entre « pas assez » et « trop » ? Pas assez de temps, trop de choses à faire. Pas assez d’argent, trop de tentations. Pas assez reposée, trop sollicitée. Ce grand écart épuisant qui nous laisse vidée, frustrée, et un peu perdue.
Je me suis dit que peut-être, toi aussi, tu ressens ça parfois ?
Et si je te disais qu’il existe un mot pour sortir de ce cercle ? Un mot suédois qui résume tout un art de vivre et qui m’a profondément aidée : le lagom (prononcé « lar-gom »).
Qu’est-ce que le lagom, exactement ?
Lagom signifie approximativement « juste ce qu’il faut » – ni trop, ni trop peu. Tu te souviens de l’histoire de Boucle d’Or et les trois ours ? C’est exactement ça, version scandinave : trouver ce qui est juste pour toi.
Pour les Suédois, lagom ne signifie pas faire moins, mais faire les choses de manière consciente et éviter les excès. Ce n’est pas de la privation, cher ami. C’est de la libération.
Il y a même une belle légende viking : le mot viendrait de « laget om » – « autour de l’équipe » – en référence au fait de passer une corne de hydromel afin que chacun puisse en boire une gorgée. Chacun prend sa part, ni plus ni moins, pour que tout le monde puisse profiter.
Et l’essence de cette philosophie consiste en fait à apprécier une vie axée sur la simplicité et à se concentrer sur ce qui est vraiment important.
Ça te parle, cette idée ?
Ton cœur au centre de ton chez-toi 🏡
Je ne sais pas pour toi, mais moi, mon budget n’est pas extensible. Je ne peux pas me permettre de racheter toute ma déco tous les six mois au gré des tendances. Et tu sais quoi ? Tant mieux.
Le lagom dans ton intérieur, ce n’est pas du minimalisme instagrammable avec des meubles design hors de prix. Non. C’est créer un espace qui respire, qui t’accueille, qui te ressemble vraiment. Avec ce que tu as déjà, avec ce que tu peux te permettre.
Demande-toi : de quoi ai-je vraiment besoin pour me sentir bien chez moi ?
Pas ce que les magazines disent. Pas ce qu’Instagram suggère. Mais vraiment TOI. Qu’est-ce qui fait que tu rentres chez toi et que tu sens tes épaules se détendre, ton souffle s’apaiser ?
Pour moi, c’est ma lampe chinée à 3 euros qui diffuse une lumière douce le soir. C’est mon plaid tout simple, pas cher du tout, mais qui me réconforte. C’est cette plante verte que ma mère m’a donnée et qui a survécu à tous mes déménagements.
Et toi ? C’est quoi, tes petits trésors qui ne coûtent rien mais qui valent tout ?
L’art du désencombrement avec douceur (et sans culpabilité)
Je sais ce que tu penses peut-être : « Facile à dire, mais moi j’ai du mal à me séparer des choses ». Je te comprends. Vraiment.
Mais écoute : la qualité et la durabilité du mobilier priment sur la quantité. Ce n’est pas une question d’avoir le dernier canapé tendance. C’est une question d’avoir quelques objets que tu aimes vraiment, profondément.
Prends un objet dans ta maison. N’importe lequel. Et pose-toi cette question toute simple : « L’ai-je utilisé ces 365 derniers jours ? » Non ? Peut-être qu’il est temps de le laisser partir. Pas dans la frénésie, pas dans la culpabilité. Juste avec conscience.
Tu sais, j’ai remarqué quelque chose : chaque objet qui ne me sert plus est une petite charge mentale invisible. Maison encombrée, esprit encombré. C’est vrai pour toi aussi ?
Créer un intérieur qui te nourrit (sans te ruiner)
Il n’est pas rare de trouver des pièces chinées ou upcyclées dans ce type de déco. C’est ça qui est beau ! Tu n’as pas besoin d’acheter neuf et cher.
Cette vieille chaise que tu pourrais retaper avec un peu de peinture et un coussin ? Elle pourrait devenir ta pièce préférée. Ce vase à 2 euros en brocante qui te fait sourire ? Il vaut plus que n’importe quel objet design.
Et la couleur ? Tu peux oser ! Un mur peint dans une teinte qui t’apaise, c’est un pot de peinture et une après-midi. Des coussins colorés chinés, quelques euros. Le lagom, ce n’est pas du beige triste. C’est trouver TES couleurs, celles qui te font du bien.
Quel est le premier petit changement que tu pourrais faire chez toi cette semaine ? Juste un. Avec ce que tu as déjà, ou pour presque rien ?
Le lagom dans ton cœur ❤️
Mais le lagom va bien au-delà de la déco. Et c’est là que ça devient vraiment intéressant pour nous, toi et moi, dans nos vies qui ne sont pas toujours simples.
Avec toi-même d’abord
Des études montrent que les cultures qui valorisent la modération et les rythmes durables affichent des niveaux de stress plus faibles et une plus grande satisfaction dans la vie.
Tu te sens parfois épuisée à force de courir après tout ? De penser que tu dois toujours faire plus, être plus, avoir plus ? Moi oui. Souvent même.
Et si on arrêtait ? Toi et moi, là, maintenant. Et si on se disait : « Je suis assez. J’ai assez. Je fais assez. »
Pourquoi ne pas essayer de t’accorder juste ce qu’il te faut ?
Pas ce que les autres attendent de toi. Pas ce que tu crois devoir faire. Mais ce dont TON corps, TON cœur a vraiment besoin.
Peut-être que tu n’as pas besoin de huit heures de sommeil mais de sept. Ou de neuf. Peut-être que tu n’as pas besoin de trois sorties par semaine pour te sentir connectée, qu’une te suffit. Et c’est parfait. C’est lagom. C’est TON lagom.
Écoute ton rythme. Ton vrai rythme. Pas celui qu’on t’impose, pas celui que tu t’imposes par culpabilité. Le tien.
L’art de ne rien faire (oui, vraiment)
Tu sais ce qui est révolutionnaire ? Apprendre à « faire du rien » pour laisser libre cours à ses idées et booster sa créativité.
Quand as-tu pris le temps, la dernière fois, de t’asseoir et de simplement regarder par la fenêtre ? Sans téléphone, sans livre, sans « activité productive ». Juste être là.
Moi, je culpabilise encore souvent. Cette petite voix qui dit « tu perds ton temps ». Et toi ? Tu l’entends aussi ?
Mais j’ai découvert que c’est dans ces moments de « rien » que naissent mes meilleures idées, mes plus beaux dessins, mes lettres les plus sincères. C’est là que mon âme respire vraiment.
On essaie ensemble cette semaine ? Cinq minutes de « rien », juste pour voir ?
Le lagom avec les autres 👥
Parlons de quelque chose de difficile : les relations. Parce que dans une vie déjà compliquée, avec un budget serré, on n’a pas forcément l’énergie pour tout le monde.
Rechercher des relations saines et de qualité avec sa famille et ses amis plutôt que d’accumuler des connaissances superficielles. Ça te parle ?
De qui as-tu vraiment besoin ?
Je ne te parle pas de ce nombre Instagram qui impressionne. Mais de vraies personnes avec qui tu peux être toi-même. Celles avec qui tu n’as pas besoin de faire semblant, de porter un masque.
Peut-être que tu es mieux avec deux amies proches qu’avec vingt connaissances. Et devine quoi ? C’est parfait. C’est lagom. C’est juste ce qu’il te faut.
Le partage sans se ruiner
En Suède, il est de mauvais ton d’étaler son pouvoir d’achat pour ne pas que les autres se sentent inférieurs. Il y a quelque chose de profondément apaisant dans cette idée, tu ne trouves pas ?
Organiser une soirée entre amis où chacun apporte un plat simple. Pas de compétition pour « le plus beau », « le plus cher ». Juste partager ce qu’on a, avec joie. Une soupe maison vaut autant qu’un plat sophistiqué si elle est faite avec amour.
Tu as déjà vécu ces moments où personne ne cherche à impressionner, où on est juste bien ensemble ? C’est ça, le vrai lagom social.
Le lagom au travail 💼
Ah, le travail. Sujet sensible, n’est-ce pas ? Surtout quand on a besoin de chaque euro, quand on ne peut pas se permettre de « faire moins ».
Je te comprends. Vraiment. Je suis passée par là, cette peur de ne pas en faire assez, de décevoir, de perdre ce qu’on a.
Mais écoute ça : les Suédois sont ainsi plus épanouis dans leur travail et beaucoup moins sujets au fameux burn-out. Leur secret ? Faire des heures supplémentaires n’est d’ailleurs pas très bien vu aux yeux de la hiérarchie, car il est signe d’une mauvaise organisation.
Qu’est-ce que tu pourrais changer, même tout petit ?
Je ne te dis pas de démissionner ou de travailler moins d’heures (je sais que ce n’est pas toujours possible). Mais peut-être :
- Prendre vraiment ta pause déjeuner, sans téléphone ?
- Arrêter de répondre aux mails après 19h ?
- Te donner le droit de dire « non » à une demande supplémentaire, une fois ?
La charge mentale au travail empiète souvent sur notre vie personnelle. Le mode lagom permet de remettre son travail au service de sa vie. Pas l’inverse.
Ton travail est important, oui. Mais est-il plus important que ta santé ? Que ton bonheur ? Que les personnes que tu aimes ?
Qu’est-ce qui se passerait si tu osais mettre une limite, juste une ? Le pire qui pourrait arriver, c’est quoi vraiment ?
Consommer lagom (avec un budget réel) 🌍
Parlons franchement d’argent. Parce que c’est bien joli de parler d’écologie et de consommation responsable, mais dans la vraie vie, on a des factures à payer.
En Suède, consommer « lagom » est la norme. L’idée, c’est avant tout de consommer peu, mais bien.
Ce que ça veut dire pour toi et moi
Pas de dépenses impulsives qui grèvent le budget. Tu sais, ce moment où tu es sur un site et où tu as envie de cliquer sur « acheter » ?
Voici mon petit truc : je m’accorde 24 heures de réflexion. Je note l’objet quelque part. Si demain j’y pense encore, si cet objet répond vraiment à un besoin profond, alors peut-être que oui.
Mais tu sais quoi ? Neuf fois sur dix, le lendemain, l’envie est passée. Et je réalise que je n’en avais pas vraiment besoin. Et ces euros restent dans mon compte, pour quelque chose qui compte vraiment.
Acheter d’occasion, c’est lagom
Je ne sais pas si tu chines, mais c’est devenu mon rituel préféré. Les Suédois privilégient les commerces locaux plutôt que les gros centres commerciaux. Et surtout, ils chinent, récupèrent, réparent.
Cette lampe à 3 euros dont je te parlais ? Brocante. Mon plaid préféré ? Marché aux puces. Cette assiette qui me fait sourire chaque matin ? 1 euro, Emmaüs.
Ce n’est pas de l’écologie punitive. C’est de l’intelligence économique. Et en plus, c’est une chasse au trésor qui me fait du bien.
Tu chines parfois ? Ou tu as peur de ne rien trouver ?
Réparer plutôt que racheter
Mon mari me taquine souvent : « Tu vas encore retaper ce truc ? » Oui. Parce qu’un pot de peinture coûte moins cher qu’un meuble neuf. Parce que recoudre un coussin me détend. Parce que donner une seconde vie à un objet, c’est créatif et économique.
Tu as des choses chez toi qui attendent juste un peu d’amour pour revivre ? Qu’est-ce qui t’empêche de t’y mettre ?
Ton lagom, c’est quoi ? 💭
Voilà ma vraie question pour toi : dans quel domaine de ta vie as-tu le plus besoin de trouver ton « juste équilibre » en ce moment ?
Est-ce dans ton chez-toi qui te semble trop encombré ? Dans ton travail qui grignote toute ton énergie ? Dans tes relations qui te demandent trop ? Dans tes dépenses qui te stressent ?
Choisis un seul domaine. Un seul. Et demande-toi : « C’est quoi, MON lagom dans ce domaine ? Ni trop, ni trop peu. Juste ce qu’il me faut. »
Un petit exercice pour cette semaine ?
Je te propose un truc tout simple : note trois choses.
- Une chose que tu as en TROP (trop d’objets ? trop d’engagements ? trop de pression ?)
- Une chose que tu n’as PAS ASSEZ (temps pour toi ? moments de joie ? repos ?)
- Une petite action pour rééquilibrer (donner un sac d’objets ? dire non une fois ? t’accorder 15 minutes de rien ?)
Qu’est-ce qu’on rate à essayer ? Rien. Qu’est-ce qu’on gagne ? Peut-être un peu plus de légèreté. Un peu plus de respiration. Un peu plus de vie dans notre vie.
Dis-moi : où en es-tu avec ton équilibre à toi ? Dans quoi tu te sens en « trop » ou en « pas assez » en ce moment ? J’aimerais vraiment le savoir, parce que je crois qu’on est beaucoup à chercher ce juste milieu dans nos vies qui ne sont pas toujours simples.
Et peut-être qu’ensemble, on peut se rappeler que c’est possible. Que notre lagom existe, même avec un budget serré, même avec une vie compliquée, même avec nos imperfections.
Avec toute ma tendresse,
Camille 🌿✨
P.S. : Cette semaine, promets-toi une chose : identifier UN domaine où tu pourrais trouver plus d’équilibre. Juste un. Et faire UNE petite action vers ce lagom. Une seule. Parce que le lagom, ce n’est pas la perfection. C’est juste un pas vers plus de justesse, plus de paix, plus de toi.
P.P.S. : Et si tu te sens perdue, commence par te demander : « Qu’est-ce qui me ferait vraiment du bien là, maintenant ? » Pas demain, pas dans un monde idéal. Là. Maintenant. Avec ce que tu as. C’est déjà du lagom. C’est déjà magnifique. 🌿

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